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réchauffement mortel aux USA

La « fièvre du désert » gagne du terrain aux États-Unis à cause de la sécheresse

 Ouest France

 

La sécheresse et les tempêtes de poussière propagent une inquiétante infection fongique dans le sud des États-Unis. Baptisée la « fièvre du désert », cette maladie est potentiellement mortelle. Les scientifiques craignent qu’elle s’étende sous l’effet du réchauffement climatique.

Les médias américains l’ont surnommée la « fièvre des vallées » ou « du désert ». Il s’agit d’une inquiétante infection qui se propage avec la poussière et les tempêtes, dans le sud-ouest des États-Unis. Les journaux américains évoquent des cas dans l’Arizona, le Nouveau-Mexique et dans le sud de la Californie. Des scientifiques redoutent que la maladie gagne du terrain et touche prochainement le nord du pays. Une crainte émise dès le 30 août dernier, dans la revue scientifique GeoHealth.

Pour en arriver à cette conclusion, des chercheurs de l’université de Californie ont étudié les données existantes sur les cas de cette fameuse fièvre. Ils ont découvert qu’elle était d’origine fongique. Comprenez qu’elle est provoquée par un champignon endémique qui se développe comme une moisissure. Il se propage dans l’air, avec les poussières que soulèvent les tempêtes après des périodes de sécheresse.

L’étude démontre donc que le réchauffement climatique pourrait être propice au développement de cette maladie : la coccidioïdomycose. Ses symptômes sont semblables à ceux d’une pneumonie ou d’une grippe. Et cette maladie s’avère potentiellement mortelle. À l’horizon 2100, notamment, les scientifiques tablent sur une augmentation des cas de plus de 50 %.

« Maladie non contagieuse »

Les chercheurs ont constaté que les malades l’avaient tous contractée par inhalation de spores des champignons coccidioïdes, qui se trouvent dans le sol, indique le site internet américain de Business Insider. « 40 % des malades souffrent de symptômes semblables à ceux d’une grippe traditionnelle, mais un sur dix développerait des effets secondaires graves avec des lésions pulmonaires. Dans de rares cas, la fièvre serait même responsable de la mort de patients. Des analyses ont fait apparaître des traces du champignon qui se serait logé sous leur peau, dans leurs articulations et même dans leur moelle épinière. La maladie n’est pas contagieuse, mais les spores sont propagées par le vent quand arrive la pluie après une période de sécheresse. Le risque est d’en inhaler des particules », précise Morgan Gorris, chercheur principal de l’université d’Irvine, interrogé par Business Insider.

« Prise de conscience »

Les chercheurs ont voulu connaître les conséquences d’une augmentation des températures, liée au réchauffement climatique, sur le risque de propagation de cette maladie. Selon les modèles reproduits en laboratoire, ils ont observé que le risque de maladie atteint un niveau plus élevé dans les régions où la température moyenne est de 51 °C et les précipitations annuelles de 600 millimètres.

Ces hypothèses sont fondées sur le rythme actuel du changement climatique. Pour le chercheur, cela signifie que des régions du nord des États-Unis comme l’Idaho, le Wyoming, le Montana, le Nebraska et le Dakota pourraient éventuellement devenir des hôtes de ce champignon. « Plus de 470 comtés américains seraient à portée de la maladie, exposant potentiellement jusqu’à 80 millions de personnes aux spores », estime-t-il.

Néanmoins, le chercheur ne veut pas susciter la moindre psychose. Il rappelle qu’il existe encore un espoir de freiner le risque de propagation d’une telle maladie, à l’avenir, si nous parvenons à réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter les effets du réchauffement climatique. Et le scientifique d’assurer : « Nous ne voulons pas faire peur, mais informer pour susciter une prise de conscience. »

 

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