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Londres - Sydney en 4 heures !

Londres - Sydney en 4 heures, le projet fou de l’agence spatiale britannique

L’Agence spatiale britannique prévoit de relier Londres à Sydney en quatre heures d’ici 2030, grâce à un moteur hybride révolutionnaire, plus propre, permettant d’envoyer un avion dans l’espace.

En 2030, quatre heures pourraient suffire pour relier Londres à Sydney. C’est le projet fou présenté lors de la dernière UK Space Conference, organisée en cette fin septembre à Newport, près de Cardiff, au Pays de Galles. L’Agence spatiale britannique et l’Agence spatiale australienne ont annoncé s’investir dans la réalisation du world-first space bridge, le premier pont spatial du monde.

Emprunter les routes spatiales

Le quotidien The Telegraph nous informe que la société britannique Reaction Engines travaillerait déjà à l’élaboration d’une fusée à hydrogène qui permettrait à ces nouveaux avions hypersoniques de voler à plus de deux fois la vitesse du Concorde, soit plus de 4 400 km/h, le tout en décollant à l’horizontale, comme un avion standard. Ces derniers pourraient ensuite emprunter les routes spatiales et atteindre plus de 30 000 km/h, vingt-cinq fois la vitesse du son.

Une vitesse prodigieuse qui ne représente pas la plus grande des prouesses, car l’avancée serait aussi écologique. Cette nouvelle technologie basée sur l’hydrogène permettrait en effet de réduire considérablement l’empreinte carbone, et par la même occasion, le coût du billet d’avion.

Premiers essais vers 2020

Le gouvernement britannique a déjà investi 60 millions de livres pour la conception de ce moteur, en partenariat avec les sociétés Rolls Royce, BAE Systems et Boeing. Les premiers essais sont annoncés pour le milieu des années 2020. Les premiers vols commerciaux verraient ensuite le jour dans le courant des années 2030, plus de 55 ans après la mise en service du Concorde, seul avion supersonique de l’histoire destiné au transport de voyageurs.

Une extrême chaleur qu’il faut refroidir.

Un autre défi de taille se dresse sur le chemin de sa conception. Car à de telles vitesses, le moteur doit pouvoir être suffisamment refroidi pour éviter qu’il fonde, explique le journal britannique. Les ingénieurs seraient en bonne voie pour relever le défi, à l’aide de minuscules tubes injectant de l’hélium à très basse température.

La chaleur dégagée servirait par ailleurs à alimenter le moteur en énergie. Un moteur hybride, à mi-chemin entre l’avion et la fusée. « Les fusées nont pas vraiment progressé depuis 70 ans, alors que les moteurs aéronautiques sont devenus très efficaces », note Shaun Driscoll, directeur du programme Synergetic air breathing rocket engine (Sabre), à Reaction Engines.

À terme, en plus de révolutionner le monde de l’aérospatial, cette nouvelle technologie pourrait également profiter à l’industrie automobile. Rendez-vous en 2030…

 

Article complet de Ouest France : cliquez ici.